Lettre du SNTRS-CGT (Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique) du 3 décembre 1998

- a Monsieur le Ministre de l'Education Nationale et de la Recherche
- a Madame le Directeur Général du CNRS

Monsieur le Ministre,

Vous connaissez le conflit généré par la restructuration du LPC du Collège de France. Votre Ministère a d'ailleurs désigné une Commission pour étudier la situation.

La Direction du LPC et l'administration du Collège de France continuent à commettre des actes graves que nous condamnons. Ainsi l'équipe de nos collègues, MM. MAILLARD et PARISI, ne peut plus accéder au système informatique à partir du Collège de France. Nous n'acceptons pas ces pratiques et demandons au Ministère et à la direction du CNRS d'intervenir pour que nos collègues puissent à nouveau accéder aux ordinateurs à partir du Collège de France.

En espérant que notre requête sera entendue,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos meilleures salutations.

Jean OMNES, Secrétaire Général

Copie à:
- MM. COURTILLOT et GEISMAR (Ministère de la Recherche)
- M. L'Administrateur du Collège de France


Lettre de l'Intersyndicale du LPC du 4 décembre 1998

L'INTERSYNDICALE (SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SNESup-FSU, SNPCEN-FSU)
du Laboratoire de Physique Corpusculaire (LPC)
Collège de France, 11 pl. Marcelin Berthelot, 75231 PARIS Cedex 05

(afin d'assurer la bonne réception du courrier, nous vous prions d'adresser toute reponse:

- soit par Téléphone - Fax 0145830720 à Paris,
- soit à Luis GONZALEZ-MESTRES, 17 rue Albert BAYET, Appt. 1105 , 75013 PARIS)

à

- Monsieur Claude ALLEGRE, Ministre chargé de la Recherche et de la Technologie
- Madame Catherine BRECHIGNAC, Directeur Général du CNRS
- Monsieur Gilbert DAGRON
, Administrateur du Collège de France

Suite à notre courrier du 30 novembre dernier (ci-joint pour rappel), dont nous confirmons le contenu, nous constatons l'absence de réponse de votre part alors que de nouvelles mesures de suppression d'outils de travail ont été prises. La Direction du LPC annonce pour le 7 décembre la suppression des moyens informatiques de J. PARISI dont le budget de recherche provenant d'un contrat européen a par ailleurs été renvoyé à la Communauté Européenne par le Collège de France. De surcroît, la Direction du LPC commence à diffuser des notes de service tendant à empêcher à des agents l'accès aux locaux du laboratoire, politique des faits accomplis qui risque de se généraliser.

Ces voies de fait interviennent alors que le contenu du rapport sur le LPC établi par la commission que vous aviez diligentée reste secret, inconnu même de la Direction Générale du CNRS. Voudrait-on l'enterrer en faisant disparaître par des mesures de force l'objet même de toute enquête (voir Nature 395, 829, 1998 pour un cas analogue)?

Nous ne pouvons accepter de tels procédés et nous vous demandons de bien vouloir ordonner le retrait immédiat des mesures prises à l'encontre des personnels et rendre public le rapport de ladite commission.

Veuillez recevoir l'expression de notre haute considération.

R. BRUERE-DAWSON, SNTRS-CGT
P. ESPIGAT, SNCS-FSU
G. MAUREL, SNESup-FSU
A. JEJCIC, SNPCEN-FSU