URGENT: DEMAGOGIE ET ARBITRAIRE DU MINISTERE CHARGE DE LA RECHERCHE

Communiqué URGENT de l'Intersyndicale du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France, devant le danger imminent qui menace des chercheurs

le 7 octobre 1999

à Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs

Interpelé par des parlementaires de plusieurs courants politiques, tant de la majorité que de l'opposition, le Ministre chargé de la Recherche avait annoncé son intention de règler à sa façon le "problème" du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France, en "faisant des propositions" (sic) à trois chercheurs qu'il désignait comme les meneurs de l'opposition à la politique suivie. Cette approche était déja en soi pour le moins difficile à comprendre, dans un contexte où des poursuites pénales ont été engagées par sept membres du personnel et quatre organisations sydicales nationales, pour discrimination raciale et antisyndicale, et qu'un autre membre du personnel avait découvert l'existence d'un lourd dossier tendant à mettre en cause sa santé mentale. Voir:

http://perso.wanadoo.fr/intsynd-lpc

ce à quoi s'ajoutent un nombre important de dossiers contentieux en cours et une saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

Mais le comportement du Ministère de tutelle devient encore plus grave, lorsqu'il ne tient même pas la parole donnée aux parlementaires, à savoir d'adresser des propositions aux trois chercheurs concernés, et qu'à la place il persiste à leur imposer les affectations litigieuses. C'est ainsi que l'un d'entre nous a eu accès à une copie d'un courrier qui lui serait adressé le menaçant de la radiation des cadres immédiate s'il ne rejoint pas l'affectation qui lui avait été infligée fin 1997, prenant manifestement la tournure d'un déplacement d'office. Le même danger semble menacer tous les personnels du laboratoire dont l'affectation fait l'objet d'un litige.

Cette situation a été rendue possible par l'atmosphère d'omertà qui a présidé à l'élaboration du rapport diligenté par le Ministère, à charge d'un groupe de trois personnalités comprenant notamment un membre haut placé de la hiérarchie de l'institut du CNRS dont la politique était contestée, ainsi que la personnalité ayant présidé le comité de pilotage de la récente consultation sur la recherche scientfiique. Incapacité d'un système hermétiquement fermé pour corriger ses propres dérives ?

Mais cela n'excuse point l'attitude du Ministère de tutelle et de la Direction du CNRS, qui ne se sont jamais adressés aux personnels concernés pour leur exposer leur propre point de vue et les décisions prises, ni n'ont respecté leur engagement public d'adresser de nouvelles propositions aux intéressés. Il s'agit, une fois de plus, d'étouffer le débat devant les observations qu'avait suscitées ledit rapport et qui mettaient en évidence son caractère de complaisance envers la hiérachie sur des faits très graves.

NOUS VOUS DEMANDONS DE BIEN VOULOIR INTERVENIR D'URGENCE, AFIN D'OBTENIR:

- LE RETRAIT DE TOUTE MISE EN DEMEURE

- LA PRISE EN CONSIDERATION REELLE DES FAITS DENONCES

- UNE VRAI DISCUSSION SUR L'ISSUE A DONNER A CETTE AFFAIRE.

Pour l'Intersyndicale (SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SNESup-FSU, SNPCEN-FSU),

Luis Gonzalez-Mestres
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