Paris, le 25 juin 1997

QUESTION ECRITE

M. Georges SARRE attire l'attention de M. le Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie sur l'avenir des laboratoires du Collège de France. Ce Grand Etablissement dont le role essentiel est de diffuser la science à son plus haut niveau se compose non seulement de chaires, mais aussi de laboratoires au sein desquels se développent des Recherches. Afin qu'ils remplissent mieux leurs fonctions, le Président de la République François Mitterrand a engagé, au titre des grands travaux, une rénovation des locaux du Collège de France. Or cette rénovation en cours prend la forme d'une restructuration qui s'accompagne semble-t-il d'un processus visant à faire disparaitre certains laboratoires, notamment celui de Physique Corpusculaire (LPC). Depuis deux ans les personnels de ce laboratoire sont confrontés aux actions concomitantes de leurs institutions de tutelle visant à réduire les effectifs de ce laboratoire das le but affirmé de diminuer la surface qu'il occupe sur le site du Collège de France. Des membres de ce laboratoire ont du de ce fait quitter ce dernier sans raisons scientifiques, en particulier des enseignants chercheurs, et par conséquent cessé leur activité de recherche; la seule explication ayant été fournie aux chercheurs étant que ce laboratoire occupe trop de place sur le site et qu'il est nécessaire d'en réduire la surface. Ce processus de démantèlement donne lieu semble-t-il à des procédés inacceptables, à des brimades et des sanctions injustifiées : menaces d'emplois de procédés d'ordre psychiatrique à l'égard de chercheurs, discriminations fondées sur les origines et les appartenances syndicales, effraction des bureaux et interdits professionnels. Un progranune restrictif (Astro-Particules, Neutrinos, Cosmologie) a été mis en place par l'actuelle direction de l'IN2P3 et approuvé par 1'Administration du Collège de France pour donner selon les scientifques concernés une apparence scientifique à cette opération qui devrait conduire à terme à isoler ce laboratoire de la plus grande partie de la physique des particules, notamment du CERN. Il serait grave de faire disparaitre de ce lieu la recherche et I'enseignement de cette discipline, alors qu'elle occupe une place majeure dans la physique fondamentale. C'est pourquoi M. Georges SARRE demande à M. le Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie quelles mesures il entend prendre pour qu'en ce lieu. les laboratoires importants au passé prestigieux, aux équipements lourds, et hébergeant des équipes performantes ne soient pas démantelés lors du départ ài la retraite du Professeur-Directeur et que leur rénovation se déroule dans de bonnes conditions.