L'INTERSYDICALE (SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SNESup-FSU, SNPCEN-FSU) du Laboratoire de Physique Corpusculaire (LPC) du Colliège de France.

BOULE DE NEIGE D' "AFFAIRES" AU COLLEGE DE FRANCE ?

C'est en tout cas ce que semble craindre l'Administrateur de cet Etablissement, à en juger par la politique suivie à l'égard des personnels du Laboratoire de Physique Corpusculaire: alors qu'une commission avait été diligentiée par le Ministère de tutelle pour étudier la situation de ce laboratoire et que son rapport n'est pas à ce jour "descendu" à la Direction Générale du CNRS, les responsables du Collège de France et du LPC tentent de le rendre obsolète en "éliminant le problème" par des procédés bien connus. La lettre qui suit, datée du 30 novembre dernier, ne fait qu'illustrer un exemple: le même jour, d'autres mesures ont été prises tendant à supprimer les moyens de travail et de communication, le chauffage, et à interdire l'accès aux locaux pour certains agents.

La Direction du Collège de France et son Ministère de tutelle craignent-ils les effets d'une conjonction de cette affaire, qui fait l'objet actuellement de nombreux recours, dont une plainte pénale pour discriminations et une saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, avec les turbulences engendrées par les attributions actuelles de chaires (L'Humanité du 28/11 et du 1/12 ; Le Figaro des 1 et 3/12; Libération du 2/12...) ?

L'INTERSYNDICALE (SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SNESup-FSU, SNPCEN-FSU) du Laboratoire de Physique Corpusculaire (LPC)

College de France, 11 pl. Marcelin Berthelot, 75231 PARIS Cedex 05

à

- Monsieur Claude ALLEGRE, Ministre charge de la Recherche et de la Technologie

- Madame Catherine BRECHIGNAC, Directeur General du CNRS

- Monsieur Gilbert DAGRON, Administrateur du College de France

Par le priésent courrier, nous vous demandons de bien vouloir intervenir d'urgence afin de rétablir les moyens de travail du Groupe de Calcul Parallèle de notre laboratoire, en particulier l'accès de son responsable (et Secrétaire de la Section SNCS du Collège de France) Jacques MAILLARD à la machine alpha du LPC, récemment supprimé et dont dépend actuellement l'ensemble des moyens informatiques nécessaires au travail de ce groupe. Cette nouvelle voie de fait vient s'ajouter a la suppression générale de moyens de travail et de communication que subit un nombre croissant de membres du laboratoire et dont nous vous avions deja saisi.

Nous avons en outre l'honneur de rappeler et confirmer les termes de notre courrier daté du 14 novembre 1998 , de même que la necessité de donner à notre laboratoire les moyens nécessaires a la poursuite de son activité en 1999. Nous vous demandons, notamment, de reconduire le LPC pour l'année prochaine en attendant que le rapport de la commission chargée de l'examen de sa situation soit rendu public et puisse faire l'objet d'un débat transparent et contradictoire, avec tous les compléments d'enquête nécessaires.

Contact:
tél: 01 44 27 15 20 , 01 44 27 15 18 , 01 45 83 07 20
fax: 01 42 06 48 91 , 01 45 83 07 20
http:// perso.wanodoo.fr/intsynd-lpc